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Prise de poids à la ménopause : un rôle pour la phytothérapie

Prise de poids à la ménopause : un rôle pour la phytothérapie

Des modifications de l’alimentation, une activité physique modérée et régulière mais aussi des micronutriments et des extraits de plantes font partie de l’arsenal à déployer pour freiner et combattre la prise de poids qui peut intervenir avec la ménopause.

Dans un entretien avec Brigitte Karleskind, rédactrice en chef de Nature Sciences Santé, le magazine de la micronutrition et de la phytothérapie, le Dr Bérengère Arnal, gynécologue obstétricienne, explique que la phytothérapie tient une place importante dans la prise en charge de l’amaigrissement. À condition cependant qu’elle soit prescrite avec une grande rigueur.

Ménopause et prise de poids

Après la ménopause, la femme prend souvent du poids et voit certaines parties de son corps se modifier. De multiples facteurs émotionnels, psychologiques, hormonaux … interviennent dans cette prise de poids. Ainsi, la carence hormonale qui apparait avec la ménopause provoque un bouleversement de la répartition des graisses qui vont se localiser préférentiellement au niveau abdominal. À cela s’ajoute le fait que les dépenses énergétiques de la femme ménopausée sont moindres, en raison d’une baisse de son activité physique et sportive qui a pour résultat une perte de masse musculaire.

La carence hormonale peut également augmenter la fragilité émotionnelle. Cela d’autant plus chez des femmes qui peuvent vivre cette période de leur vie comme un passage difficile en raison de multiples changements dans leur environnement. Tout cela peut les inciter à chercher une consolation dans des aliments qui sont, le plus souvent, caloriques.

Prise de poids à la ménopause : un rôle pour la phytothérapie

La phytothérapie va agir sur différents mécanismes et sa prescription doit être adaptée en fonction des signes présentés par la femme ménopausée. Par exemple, des plantes comme le galéga (Galega officinalis) ou la cosse de haricot (Phaseolus vulgaris), tous deux riches en chrome et dont les pouvoirs hypoglycémiants sont démontrés, le gymnema sylvestre qui a montré dans quelques études qu’il aide à abaisser la glycémie et à lutter contre les envies d’aliments sucrés, le fruit du Garcinia cambogia qui agit par différents mécanismes : stimulation de la thermogenèse, inhibition de l’enzyme responsable de la lipogenèse, effet coupe-faim…, le thé vert (Camellia sinensis) dont les feuilles non fermentées contiennent des tannins qui diminuent l’absorption digestive des glucides et des lipides … vont agir sur le métabolisme des lipides et des glucides alimentaires.

D’autres plantes diurétiques, laxatives, cholagogues… favorisent l’élimination des déchets toxiques de l’organisme vers les émonctoires que sont le foie, les voies biliaires, les reins ou le système digestif. L’association de phytoestrogènes et de phyto-progestérone agit sur les symptômes de la ménopause.

Stress et phytothérapie

Le stress a une influence importante sur le métabolisme des glucides et des lipides. Le cortisol, l’hormone du stress, en particulier, incite l’organisme à brûler de plus en plus de calories. En cas de stress, la prescription de plantes sédatives, anxiolytiques, peut être bénéfique.

Pour chaque femme, dans chaque situation, la phytothérapie peut apporter une aide à condition d’être prescrite de façon adaptée.

L’interview du Dr Bérengère Arnal est disponible dans le #19 de Nature Sciences Santé, disponible en version papier ou en PDF.