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De nouveaux arguments en faveur du jeûne intermittent ?

De nouveaux arguments en faveur du jeûne intermittent

Peut-être avez-vous une personne de votre entourage qui pratique le jeûne intermittent ? Ce ne serait guère étonnant, le jeûne intermittent est chaque jour davantage mis en avant du fait de ses supposés bienfaits. Face à la mode du jeûne intermittent, les études se multiplient afin de vérifier ses bienfaits. Et une nouvelle étude pilot a récemment souligné que le jeûne intermittent favoriserait perte de poids mais pas seulement… Explications.

Les principes du jeûne intermittent

Le jeûne intermittent revient à alterner périodes de prises alimentaires et périodes sans manger. Il existe plusieurs versions du jeûne intermittent :
– jeûner 1 jour sur 2 ;
– le « régime 5 : 2 » : il s’agit de manger sur 5 jours consécutifs à sa faim, puis diminuer de manière significative ses apports caloriques durant les 2 jours restants :
– le jeûne partiel : manger 25% de calories en moins 1 jour sur 2 ;
– le fasting : qui consiste à réduire sa plage alimentaire : manger sur 8 à 10 heures et jeûner 14 à 16 heures.

Ce dernier est le plus répandu car finalement peu contraignant. Il ne s’agit pas de compter toutes les calories ingurgitées ou de passer une journée entière sans s’alimenter. Le fasting coïncide par exemple à dîner aux alentours de 19h et ne pas prendre de petit-déjeuner le lendemain matin. Ou bien à prendre une bonne collation vers 16 heures pour ne manger que le lendemain matin. Le tout bien évidemment avec des repas équilibrés.

Lutte contre le surpoids : de nouveaux arguments en faveur du jeûne intermittent ?

Plusieurs études ont déjà eu lieu sur des rongeurs, celles sur l’homme voient progressivement le jour. La dernière en date (publiée en janvier 2020 sur Cell Metabolism) a veillé à limiter la consommation de nourriture à une fenêtre de 10 heures chez les participants et mesurer les impacts sur le poids et le métabolisme. Si la plage alimentaire était restreinte, l’apport alimentaire ne l’était pas : les participants n’ont pas dû réduire leurs apports caloriques ou modifier leurs habitudes alimentaires. Tous les participants avaient un syndrome métabolique (association de facteurs de risque comme hypertension artérielle, obésité, glycémie élevée, hypertriglycéridémie…) avec un IMC moyen de 33kg/m2.

Au terme des 12 semaines de l’étude, les participants avaient perdu en moyenne 3.3 kilos, avec une réduction de 3% de la graisse viscérale (graisse abdominale) et une diminution du tour de taille de l’ordre de 4%. Plus intéressant encore, cette perte de poids est sensiblement identique à celle liée à une restriction calorique couplée à une augmentation de l’activité physique.

Le jeûne intermittent aussi efficace contre l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et le diabète ?

Les participants à ce jeûne intermittent de 12 semaines n’ont pas seulement perdu du poids. Leurs paramètres cardio-métaboliques se sont également améliorés. Le cholestérol total a par exemple diminué de 11%, la pression artérielle diastolique de 8% et l’hémoglobine glyquée (HbA1c, qui permet de déterminer la concentration de glucose dans le sang) de près de 4%.

Après cette étude pilote très encourageante, un essai contrôlé et randomisé est prévu afin de confirmer ces résultats sur un panel de participants plus conséquent.

Si vous souhaitez vous lancer dans un jeûne intermittent, ne vous lancez pas sans en parler d’abord à un médecin ou à un diététicien-nutritionniste !

Sur le même sujet :
Le jeûne intermittent a-t-il un intérêt en cas de syndrome de l’intestin irritable ?
Les 10 aliments à éviter pour limiter la prise de poids

Sources :
Cell Metabolism
Medscape