Peut-on guérir du diabète de type 2 et à quel prix ?

Peut-on guérir du diabète de type 2 ?

422 millions de personnes à l’échelle mondiale et presque 4 millions de Français sont concernés par le diabète et près de 90% d’entre eux sont suivis pour un diabète de type 2. Aujourd’hui reconnu comme une véritable pandémie, il résulte souvent d’une surcharge pondérale et de la sédentarité. Une fois installé, difficile de s’en débarrasser. Mais serait-il pour autant impossible de guérir du diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2, une maladie chronique réversible ?

Le diabète de type 2 est l’une des principales maladies chroniques, maladie donc de « longue durée, évolutive, avec un retentissement sur la vie quotidienne » pouvant générer « des incapacités, voire des complications graves ». Dans la pensée commune, vivre avec un diabète de type 2, c’est vivre avec pour la vie.

Pourtant, une étude de l’équipe du Pr Taylor Roy a révélé que le diabète de type 2 serait réversible lors du congrès de l’American Diabetes Association, à la grande stupéfaction du corps médical présent. L’équipe de l’université de Newcastle a en effet prouvé que les cellules bêta pancréatiques (en charge de produire l’insuline nécessaire à la régulation du taux de sucre dans le sang) avaient la capacité à récupérer grâce à un régime particulièrement strict. Il s’agit là d’une découverte importante car ces cellules étaient jusqu’alors considérées comme hors service chez une personne diabétique.

L’équipe du Pr Roy a d’abord mesuré la réponse maximale de sécrétion insulinique face à une forte dose de sucre – et donc une hyperglycémie – afin d’évaluer la quantité de cellules bêta pancréatiques fonctionnant encore. Au premier jour de l’étude, le niveau de sécrétion d’insuline était deux fois moins élevé chez les personnes diabétiques que chez les sujets contrôles. Cinq mois après le début de l’étude et du régime hypocalorique, le poids a diminué et le niveau de sécrétion d’insuline a augmenté en conséquence chez les personnes souffrant de diabète. Et après une année, leur niveau de sécrétion d’insuline était presque revenu à la normale : de 0,58 à 94nmol/min/mversus 1,02nmol/min/mdans le groupe témoin.

Leurs cellules bêta pancréatiques peuvent donc progressivement récupérer ! D’ailleurs, deux ans après le début de ladite étude, 36% des sujets diabétiques étaient encore en rémission. Néanmoins, ceux n’ayant pas réussi à maintenir leur perte de poids ont vu leur niveau de sécrétion d’insuline diminuer.

Restrictions et privations : le prix à payer pour guérir du diabète de type 2 ? 

Le programme nutritionnel établi par le Pr Roy semble avoir porté ses fruits, lui-même affirmant que « les personnes atteintes de diabète de type 2 ont désormais un choix plutôt qu’une peine à perpétuité. S’ils utilisent une méthode simple et efficace de réduction pondérale, les diabétiques de type 2 précoce peuvent retrouver une santé normale (…) ». Seulement, le régime que suivent les diabétiques de l’étude ne comprend qu’une seule préparation par jour, de 825 à 853 kcal pendant 12 à 20 semaines. Après cette période restrictive, une réintroduction progressive est proposée, durant 2 à 8 semaines.

Ce travail semble tend à suggérer qu’une perte de poids très (trop) rapide et une forte réduction de l’apport calorique peuvent être bénéfiques au regain d’activité des cellules bêta pancréatiques, ce qui là aussi est une information somme toute nouvelle. Le Pr Roy souligne d’ailleurs que cette étude a « permis de découvrir un message clé concernant la perte de poids. En effet, l’approche lente et régulière apparaît difficile et fructueuse dans peu de cas. En revanche, l’approche intensive à court terme suivie d’une période longue de contrôle du poids visant à éviter la reprise, s’est révélée plus productive. »

Seulement, réfléchissons en tant qu’êtres humains dotés d’une sensibilité culinaire et d’un attrait pour la gastronomie. Imaginons suivre ce régime drastique et dénué de plaisir durant 12 à 20 semaines, soit 3 à 5 mois.  Une torture culinaire, des restrictions et des privations constantes, voilà les termes qui nous viennent à l’esprit. Pas vous ? Certains penseront que c’est le prix à payer pour se débarrasser du diabète de type 2, d’autres émettront une réserve, comme c’est le cas chez WeCook We Care. Tout d’abord, une forte restriction calorique peut avoir de multiples conséquences sur l’organisme : risques de carences, fatigue, irritabilité, symptômes dépressifs… mais aussi sur la vie sociale : repas trop maîtrisés, sorties impossibles, apéritifs entre amis rayés du calendrier… Et surtout, que se passera-t-il après l’étude ? Personne n’est à l’abri d’un gros craquage après une forte période de restriction.

Pour la santé ET le plaisir dans l’assiette

Nous, WeCook We Care, sommes persuadés que l’hyper-restriction et la privation ne sont pas une solution sur le long terme. Si l’alimentation joue un rôle clé dans cette pathologie, il est important de conserver un certain équilibre alimentaire et de ne pas renoncer au plaisir des papilles. Souffrir pour réussir ? Nous ne sommes pas de cet avis. En effet, une alimentation adaptée à sa pathologie et la pratique d’une activité physique permettent la perte de poids, et donc une augmentation de la sensibilité à l’insuline. 

Si vous vous lancez dans un régime à contre-cœur, où vous ne mangez rien de bon, chaque repas sera perçu comme une épreuve et vous finirez par lâcher. Au contraire, une alimentation équilibrée (et savoureuse) vous permettra de ne pas subir votre régime, au point d’en oublier que c’en est un. Prendre en charge son diabète de type 2, c’est donc repenser sa manière de manger, adopter de nouvelles habitudes nutritionnelles voire même de nouveaux réflexes culinaires. La santé et le plaisir dans l’assiette, non seulement c’est possible mais c’est aussi ce que propose WeCook We Care !

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Sources

– American Diabetes Association,
– Le point,
– Egora.